Eclats de Bosnie et Freelance à Sarajevo

1x1-035.jpg

Qu’est-ce que veut dire: “vivre” dans une ville assiégée ?

20 ans après la guerre serbe – croate, Philippe Simone (journaliste- reporter à France 3) recolle les morceaux de son expérience de 3 ans à Sarajevo en présentant son livre «  Eclats de Bosnie et Freelance à Sarajevo ».

Images du siège

L'auteur nous parlera de la naissance de son livre à partir de ses cahiers de notes qu'il a écrit pendant le conflit:

"C’est un premier livre. J’ai dû attendre 20 ans pour l’écrire. Auparavant je n’avais pas eu envie de particulièrement le faire et surtout je n’étais pas prêt à le faire. Une question d’amour propre? Une question personnelle ou professionnelle.? Une question de douleur. Peut être bien un peu de tout cela.

 Déjà pour un journaliste comme moi, utiliser le "Je" est atypique, pas facile (les Anglo saxons y parviennent mieux) et puis à mes yeux je ne croyais pas nécessaire de raconter. La Bosnie laissait un sale goût aux éditeurs aux politiques et à nous-mêmes.

Je le crois, ce conflit était si particulier. Et par la suite les journalistes qui y sont passés ont peu écrit, peu de films, à la différence du Vietnam.

 La Bosnie a ses caractéristiques qui la rend avec l’Ex Yougoslavie si distincte. Il y a eu une génération Vietnam et une Sarajevo.

 En sortant des «guerres» j’avais bien écrit : par ci par là, des velléités de livre en fait, quelques pages.

Trop lourd trop difficile pas de recul, plus l’amertume et la colère.....comme d’autres j’ai cherché d’autres conflits à couvrir : Yemen Mozambique Arménie Daghestan... Puis vint le temps de dire ....


L’auteur touchera plusieurs thématiques pendant la conférence.

Il nous donnera un aperçu des 3 années passées en Bosnie  en racontant la vie quotidienne d’une ville de guerre : sa réalité tragique, les élans de générosité et de force de ses habitants, la tragédie et les moyens de sortir d’un tel conflit.

On parlera aussi de journalisme, en particulier de reportage et du statut de Freelance. On réfléchira sur la nécessité de réhabiliter le grand reportage, le magazine et le photo journalisme dans l’optique d’une reprise de sens et d’analyse. Dans la période de l’hyper-information vite, facile et immédiatement « consommable »  il faut repenser le rôle du témoignage direct, du journalisme sur le terrain , de la vérification des infos et surtout des sources.

Simone fera un parallèle avec le conflit en Syrie en mettant le doigt sur les journalistes mortes ou otages. On verra de près les histoires de Hervé Ghesquiere  et Stephane Taponnier , otages pour 18 mois en Afghanistan, et d’autres journalistes perdus, blessés ou morts en Ex Yougoslavie ou Irak.

On se focalisera sur la ville de Sarajevo et sa dimension européenne. Avant le conflit dans la ville il y avait la cohabitation des différentes cultures, ethnies, politiques et religieuses. 

On analysera  le contexte général du moment de la guerre : la chute du Mur, le dynamisme du construction mais au même temps les poussées nationalistes, l’échec de la diplomatie et le droit d’ingérence.

On peut s’interroger sur l’Europe d’aujourd’hui, sur sa construction et sur le possibilités de regarder devant avec la conscience du passé à travers l’évocation des champs de concentration.


                                                                                             Pour tout public


Palais des sports Castelnau-le-Lez

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site